Condensation et effet de bistrage : un enjeu pour la durabilité des installations

Qu’est-ce que le bistrage ?

Le bistrage désigne la formation d’un dépôt noir et collant à l’intérieur des conduits de fumée.
Il résulte de la condensation de la vapeur d’eau contenue dans les fumées, combinée aux particules de suie.
Ce phénomène est accentué par l’effet de paroi froide : lorsque les parois du conduit sont trop froides, la vapeur se condense et entraîne la formation de dépôts. Une forte condensation peut également s’écouler en pied de conduit

La prise en compte dans la réglementation

La problématique du bistrage est abordée par les documents normatifs :

  • le DTU 24.1 (paragraphe 5.5) pour les installations traditionnelles : « Pour les appareils indépendants (poêles notamment) et les inserts fonctionnant au bois, il est demandé de concevoir les conduits pour que les conditions de fonctionnement de l’ouvrage, à puissance nominale soit sèches ».   

  • le CPT 3708 V3 (paragraphe 3.1) pour les installations en configuration concentrique. Elles doivent également être conçues en conditions sèches pour la puissance nominale, sauf si le fabricant de l’appareil à granulés précise dans sa notice qu’il autorise la condensation à puissance nominale.

Ces textes définissent les bonnes pratiques afin de limiter la condensation et ses effets sur la durée de vie des installations.

Comment QC2 traite le phénomène de bistrage

Le logiciel QC2 intègre cette problématique dans son calcul :

  • Pas de bistrage au régime nominal, pour les appareils indépendants ; cette condensation est néanmoins autorisée pour les chaudières à granulés de bois, dans la mesure où l’on peut raccorder et évacuer les condensats. 

  • Possibilité de condensation en allure partielle, mais sans risque de gel de la condensation.

Grâce à cette approche, QC2 apporte une analyse fine et réaliste de la performance des conduits en condition réelle.

En conclusion

Pour assurer la performance et la longévité d’une installation de chauffage au bois, il est essentiel de limiter les effets de bistrage.
L’évolution des appareils, qui produisent des fumées moins chaudes, accentue le risque de condensation. En conséquence :

  • les tubages sont de plus en plus souvent isolés, notamment en partie haute où le refroidissement est maximal,

  • et les installations concentriques non isolées se voient limitées en hauteur à cause du refroidissement rapide des parois.

en résumé :

Le bistrage est un dépôt noir et collant dû à la condensation de la vapeur d’eau des fumées combinée aux suies.

Parce que les parois froides du conduit provoquent la condensation, ce qui entraîne la fixation des suies et la formation de dépôts.

QC2 intègre le risque de bistrage dans ses calculs : aucun risque au nominal, possibilité en allure partielle mais sans gel des condensats.

En limitant le refroidissement des fumées par de l’isolation des conduit et des tubages, notamment en partie haute.